Pour moi la révolution est envisageable. Un simple incident au niveau des forces de l'ordre suffit à embraser des quartiers entiers dans des villes de France éloignées et sans rapport direct ( j'entends par là aucun chef en commun, aucune structure qui prend des décisions).
Pour moi la politique de la droite est claire, libéraliser notre pays au maximum, calquer pour cela le modèle américain, en particulier au niveau de son communautarisme. Isoler les populations d'origines sociales et ethniques en vue d'établir un pouvoir librement consenti car n'ayant plus de conscience de classe. Le religieux et l'économique ont pris le dessus sur les nationalismes. Pas encore en France, en sera t'il ainsi un jour ainsi, seul l'avenir nous le dira. Le religieux amène à un agréable fatalisme déresponsabilisant, la vision libérale une sensation de liberté.
La pire des choses qui pourrait se produire serait une révolte, car à ce moment tout pourrait basculer, si l'Etat financé par les grands groupes économiques obtenait par un tour de force l'aval et le consentement de la population pour l'endiguer, il se doterait de moyens qui nous feraient frémir ensuite dans le but de contrôler et policer la Société. Si la révolte arrivait à ses fins, Dieu seul sait ce qui pourrait se produire aussi. Le seul probléme est la volonté toujours plus grande d'hommes voulant imposer leur vision aux autres, de vouloir dominer.
Le sociologue Pierre BOURDIEU parlait de champs ( un champ est un espace social se créant autour d'une activité et d'intérêts communs ex champ du journalisme, champ de la politique). ). Dans chacun de ces champs, une lutte interne existe pour le contrôle de ce champ. A l'heure actuelle les forces internes de chacuns de ces champs sont stabilisées et on peut en décryptant l'information et en la digéreant y constater une lutte de ces champs. Le politique perd chaque jour de son pouvoir coercitif, les grands groupes y gagnent chaque jour du terrain. Le champ de la communication de masse a été littéralement acheté par ce dernier, qui a donc une arme de choix pour influencer le domaine politique, susciter l'adhésion implicite des masses. La seule différence dans ce transfert de pouvoir entre le politique et l'économique dans notre " vieille Europe" sont les valeurs auxquelles adhèrent à leur insu la "populace". Les idéaux nationaux amenaient une certaine illusion de fraternité et d'égalité ( On comprend mieux pourquoi Sarkozy cherche à raviver la flamme patriotique car bien que l'allié des grands groupes, il cherche sur ce point peut être à sauver notre pays de cette libéralisation effrénée), alors que le libéralisme fractionne la société à son plus simple dénominateur commun, le foyer. Voilà pourquoi l'amour est une valeur sûre pour ce libéralisme, car trouver en l'autre sa raison d'être est une sorte d'égoïsme dans l'altérité. Si il ce liberalisme amenait à une saine concurrence, nous changerions juste de maîtres, mais le principe même de cette forme de pouvoir ( à contrario du politique) est d'arriver au monopole, donc au pouvoir illimité, à l'omniscience et à l'omnipotence dans une société morcellée. ) , donc à un " totalitarisme" économique , le communisme en son temps y est arrivé, beaucoup plus vite grâce aux conditions socio-historiques de la Russie. Mais alors que faire? Vers qui se tourner ? La lutte des classes , et ainsi réitérer les erreurs du passé?
En retourner à nos bons vieux nationalismes face à un axe du mal ? Ou peut être arrêter de chercher son maître, arrêter de se cantonner à un courant de pensée, arrêter enfin de croire que ceux qui demandent le pouvoir pour l'amélioration de nos vies quotidiennes sont pétris de bonnes intentions. Qu'un homme puisse à lui seul ou avec quelques congénères inférieurs d'un cran dans leur pyramide puissent oeuvrer pour le bien de tous. Il y a eu des hommes qui ont en leur temps cherché des idées nouvelles pour améliorer leur société, mais d'autres se sont occupés d'essaimer ces idées nobles à leurs fins ( Les soviétiques pour le marxisme avec les purges qui en ont découlé, l'Eglise avec ses guerres et son prosélytisme meurtier ... , les nationalismes avec leurs colonisations et les guerres d'indépendance qui ont montré que des peuples en quête d'une liberté ( temporaire) ont pu braver des puissances militaro-économiques gigantesques ( Vietnam, Algérie, Irak ... ) . Je pense donc qu'il n'existe à mon sens qu'une manière de s'affranchir de ces influences, elle ne réside pas dans la lutte , l'adhésion à un parti ...) mais simplement en un refus pur et simple de tous systèmes pyramidaux ( donc tous systèmes sociaux, tous réseaux hormis peut être l'associatif ). C'est une lubie, car tout le monde a besoin de nourrir sa famille, se faisant, les systèmes se pérennisent et leur lutte continue.
La seule manière de se sortir d'une situation urgente où tôt ou tard la violence reprendra ses droits est de devenir " des objecteurs de conscience", de constituer des réseaux immatériels de resistance pouvant peser , sans chef ni structure centrale, réunies autour d'actions symboliques dans la vie quotidienne, qui ajoutées entre elles redonneront du pouvoir décisionnel au tiers état. Une sorte d'association des consommateurs du citoyen, une union structurellement égalitaire, internationale qui n'a pas pour but de prendre le pouvoir, mais de faire comprendre à tout un chacun que ce transfert de pouvoir inconsciemment consenti à une structure quelle qu'elle soit ( que l'on pourrait envisager sous la forme du léviathan de Hobbes), peut à la minute être reprise par la reflexion, la culture et l'action " symbolique " du quotidien.
L'action symbolique c'est l'achat ( ou le non achat ...) , le retrait , la communication, le travail.
Le but de ce " réseau immatériel" ne serait pas de posséder le pouvoir économique ou politique, mais d'exiger la transparence et d'amenuiser le pouvoir de ces super-structures.
Son but ne serait pas de changer les mentalités, mais de laisser assez d'espace pour que les opinions se forment librement. Beaucoup y ont pensé, mais tels des Galilées du temps modernes, sont pris en dérision ( plus insidieux encore que l'hérésie).
On m'objecterais enfin pour ce petit post que le pouvoir économique et libéral amène le progrès scientifique, l'avancée de la médecine ... Cette opinion ancrée a existé de tous temps sous différentes formes ( Rome amenait la lumière aux barbares, le religieux sauvait nos âmes et a souvent levé des armées dans le but de s'étendre , le modèle étatique développait aussi le progrès et unissait le peuple autour de valeurs nobles, avant d'être la source de deux grands gaspillages mondiaux , enfin l'économique nous promet le progrès scientifique , vers quel désastre l'ivresse du pouvoir va t'elle les mener ... ? ) .
Pour moi la politique de la droite est claire, libéraliser notre pays au maximum, calquer pour cela le modèle américain, en particulier au niveau de son communautarisme. Isoler les populations d'origines sociales et ethniques en vue d'établir un pouvoir librement consenti car n'ayant plus de conscience de classe. Le religieux et l'économique ont pris le dessus sur les nationalismes. Pas encore en France, en sera t'il ainsi un jour ainsi, seul l'avenir nous le dira. Le religieux amène à un agréable fatalisme déresponsabilisant, la vision libérale une sensation de liberté.
La pire des choses qui pourrait se produire serait une révolte, car à ce moment tout pourrait basculer, si l'Etat financé par les grands groupes économiques obtenait par un tour de force l'aval et le consentement de la population pour l'endiguer, il se doterait de moyens qui nous feraient frémir ensuite dans le but de contrôler et policer la Société. Si la révolte arrivait à ses fins, Dieu seul sait ce qui pourrait se produire aussi. Le seul probléme est la volonté toujours plus grande d'hommes voulant imposer leur vision aux autres, de vouloir dominer.
Le sociologue Pierre BOURDIEU parlait de champs ( un champ est un espace social se créant autour d'une activité et d'intérêts communs ex champ du journalisme, champ de la politique). ). Dans chacun de ces champs, une lutte interne existe pour le contrôle de ce champ. A l'heure actuelle les forces internes de chacuns de ces champs sont stabilisées et on peut en décryptant l'information et en la digéreant y constater une lutte de ces champs. Le politique perd chaque jour de son pouvoir coercitif, les grands groupes y gagnent chaque jour du terrain. Le champ de la communication de masse a été littéralement acheté par ce dernier, qui a donc une arme de choix pour influencer le domaine politique, susciter l'adhésion implicite des masses. La seule différence dans ce transfert de pouvoir entre le politique et l'économique dans notre " vieille Europe" sont les valeurs auxquelles adhèrent à leur insu la "populace". Les idéaux nationaux amenaient une certaine illusion de fraternité et d'égalité ( On comprend mieux pourquoi Sarkozy cherche à raviver la flamme patriotique car bien que l'allié des grands groupes, il cherche sur ce point peut être à sauver notre pays de cette libéralisation effrénée), alors que le libéralisme fractionne la société à son plus simple dénominateur commun, le foyer. Voilà pourquoi l'amour est une valeur sûre pour ce libéralisme, car trouver en l'autre sa raison d'être est une sorte d'égoïsme dans l'altérité. Si il ce liberalisme amenait à une saine concurrence, nous changerions juste de maîtres, mais le principe même de cette forme de pouvoir ( à contrario du politique) est d'arriver au monopole, donc au pouvoir illimité, à l'omniscience et à l'omnipotence dans une société morcellée. ) , donc à un " totalitarisme" économique , le communisme en son temps y est arrivé, beaucoup plus vite grâce aux conditions socio-historiques de la Russie. Mais alors que faire? Vers qui se tourner ? La lutte des classes , et ainsi réitérer les erreurs du passé?
En retourner à nos bons vieux nationalismes face à un axe du mal ? Ou peut être arrêter de chercher son maître, arrêter de se cantonner à un courant de pensée, arrêter enfin de croire que ceux qui demandent le pouvoir pour l'amélioration de nos vies quotidiennes sont pétris de bonnes intentions. Qu'un homme puisse à lui seul ou avec quelques congénères inférieurs d'un cran dans leur pyramide puissent oeuvrer pour le bien de tous. Il y a eu des hommes qui ont en leur temps cherché des idées nouvelles pour améliorer leur société, mais d'autres se sont occupés d'essaimer ces idées nobles à leurs fins ( Les soviétiques pour le marxisme avec les purges qui en ont découlé, l'Eglise avec ses guerres et son prosélytisme meurtier ... , les nationalismes avec leurs colonisations et les guerres d'indépendance qui ont montré que des peuples en quête d'une liberté ( temporaire) ont pu braver des puissances militaro-économiques gigantesques ( Vietnam, Algérie, Irak ... ) . Je pense donc qu'il n'existe à mon sens qu'une manière de s'affranchir de ces influences, elle ne réside pas dans la lutte , l'adhésion à un parti ...) mais simplement en un refus pur et simple de tous systèmes pyramidaux ( donc tous systèmes sociaux, tous réseaux hormis peut être l'associatif ). C'est une lubie, car tout le monde a besoin de nourrir sa famille, se faisant, les systèmes se pérennisent et leur lutte continue.
La seule manière de se sortir d'une situation urgente où tôt ou tard la violence reprendra ses droits est de devenir " des objecteurs de conscience", de constituer des réseaux immatériels de resistance pouvant peser , sans chef ni structure centrale, réunies autour d'actions symboliques dans la vie quotidienne, qui ajoutées entre elles redonneront du pouvoir décisionnel au tiers état. Une sorte d'association des consommateurs du citoyen, une union structurellement égalitaire, internationale qui n'a pas pour but de prendre le pouvoir, mais de faire comprendre à tout un chacun que ce transfert de pouvoir inconsciemment consenti à une structure quelle qu'elle soit ( que l'on pourrait envisager sous la forme du léviathan de Hobbes), peut à la minute être reprise par la reflexion, la culture et l'action " symbolique " du quotidien.
L'action symbolique c'est l'achat ( ou le non achat ...) , le retrait , la communication, le travail.
Le but de ce " réseau immatériel" ne serait pas de posséder le pouvoir économique ou politique, mais d'exiger la transparence et d'amenuiser le pouvoir de ces super-structures.
Son but ne serait pas de changer les mentalités, mais de laisser assez d'espace pour que les opinions se forment librement. Beaucoup y ont pensé, mais tels des Galilées du temps modernes, sont pris en dérision ( plus insidieux encore que l'hérésie).
On m'objecterais enfin pour ce petit post que le pouvoir économique et libéral amène le progrès scientifique, l'avancée de la médecine ... Cette opinion ancrée a existé de tous temps sous différentes formes ( Rome amenait la lumière aux barbares, le religieux sauvait nos âmes et a souvent levé des armées dans le but de s'étendre , le modèle étatique développait aussi le progrès et unissait le peuple autour de valeurs nobles, avant d'être la source de deux grands gaspillages mondiaux , enfin l'économique nous promet le progrès scientifique , vers quel désastre l'ivresse du pouvoir va t'elle les mener ... ? ) .